Visite de la maison familiale de Pierre Jakez Helias, écrivain bigouden du « cheval d'orgueil », ouvrage dans lequel il a dépeint la vie rurale du début du 20 ème siècle

Visites commentées les lundis, mercredis et vendredis en juillet et août
Tarifs : 3€
Tél : 02 98 91 45 15
et promenade libre ( 6 km - 2 heures) sur le sentier « sant kodelig » où 17 stations évoquent la vie traditionnelle du pays bigouden dans l'entre-deux-guerres.

Le "Ménage de Sant Kodelig"
Site mégalithique auquel est attachée une légende locale. Celle-ci rapporte qu'un saint homme
nommé Kodelig vivait sur une butte boisée dont l'accès se faisait par un chemin creux. Il en
est pour preuve l'héritage laissé sur son domaine, son ménage composé d'un lit de pierre : une
roche brute dont le creux rappelle la forme d'un corps, son armoire qui renferme un trésor :
un mégalithe dressé, et sa motte de beurre : une stèle gauloise. La version de Pierre Jakez
Hélias dans Le Cheval d'Orgueil y ajoute la forme d'un chien couché aux côtés du saint et
celle d'un fusil sur ce même lit de pierre.
« (...) Un talus à franchir et l'Armoire de Pierre se dresse devant nous au
milieu des pins. Elle est vraiment taillée comme une armoire, mais c'est en
vain que nous en faisons le tour pour en chercher les portes. Du moins
pouvons-nous monter dessus en nous faisant la courte échelle à partir d'un
amoncellement de cailloux que nos prédécesseurs ont appuyé contre son
flanc. Nous ne manquons pas de le faire, cela fait partie de l'expédition, on ne
saurait s'en dispenser. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur un
rocher massif, profondément creusé à la semblance d'un homme couché sur le
côté et ramassé sur lui-même. Une même excavation du même rocher est
destinée au chien, compagnon ordinaire du saint homme, et une longue
entaille marque la place du fusil ( ?). C'est le lit de Saint Kodelig. Nous
descendons de l'armoire et montons à tour de rôle sur le lit pour nous coucher
dans l'empreinte du corps. Personne ne sait plus de quoi guérit Saint Kodelig,
mais il guérit sûrement de quelque chose. (...) »
(Pierre Jakez Helias, 1975, p.229)